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Mouvement 1re–Supérieur ⏱ 35

Amortissement ressort

Étudier l'effet de l'amortissement sur les oscillations d'un ressort : régimes pseudo-périodique, critique et apériodique.

Par FizziQ

Amortissement ressort

Résumé de l'activité

L'élève utilise la simulation Oscillateur à ressort de FizziQ Web en fixant la masse et la raideur, puis en augmentant progressivement l'amortissement. Il observe et enregistre la courbe position-temps pour chaque valeur d'amortissement. Il identifie les trois régimes (pseudo-périodique, critique, apériodique) et cherche la valeur critique d'amortissement qui sépare les régimes oscillant et non oscillant.

Introduction

Dans la réalité, aucune oscillation ne dure éternellement : les frottements finissent toujours par arrêter le mouvement. Mais comment l'amplitude diminue-t-elle ? Doucement et régulièrement, ou brutalement ? Cela dépend de l'intensité de l'amortissement. La simulation Oscillateur à ressort de FizziQ Web te permet de faire varier l'amortissement de zéro (oscillations éternelles) à des valeurs élevées. Tu vas découvrir trois régimes fondamentaux : le régime pseudo-périodique (l'amplitude diminue progressivement), le régime critique (le retour à l'équilibre le plus rapide sans oscillation) et le régime apériodique (retour lent sans oscillation). Ces trois régimes sont essentiels en ingénierie : les amortisseurs de voiture, les portes battantes et les systèmes de suspension sont tous conçus pour fonctionner dans un régime précis.

Objectifs pédagogiques

  • Observer l'effet de l'amortissement sur l'amplitude et la forme des oscillations
  • Identifier les trois régimes d'un oscillateur amorti
  • Déterminer la valeur critique de l'amortissement
  • Comprendre le rôle de l'amortissement dans les applications technologiques
  • Analyser la décroissance de l'amplitude sur un graphique position-temps

Concepts scientifiques

'- Oscillateur harmonique amorti - Régime pseudo-périodique - Régime critique - Régime apériodique (surcritique) - Amortissement visqueux - Décrément logarithmique

Capteurs utilisés

  • Simulation Oscillateur à ressort de FizziQ Web

Matériel nécessaire

  • - Ordinateur, tablette ou smartphone avec FizziQ Web

Protocole expérimental

Ouvre la simulation Oscillateur à ressort dans FizziQ Web. Fixe la masse à 1,0 kg, la raideur à 20 N/m et l'amplitude à 0,5 m.

Règle l'amortissement à 0 N·s/m. Lance un enregistrement (REC). Observe : les oscillations se poursuivent indéfiniment avec une amplitude constante. Arrête et note le type de mouvement.

Règle l'amortissement à 0,5 N·s/m. Lance un enregistrement. Observe : les oscillations continuent mais l'amplitude diminue progressivement. C'est le régime pseudo-périodique.

Augmente l'amortissement à 1,0 N·s/m, puis 2,0 N·s/m. Lance un enregistrement pour chaque. Compare les courbes : l'amplitude diminue-t-elle plus vite ?

Continue à augmenter l'amortissement. Cherche la valeur pour laquelle la masse revient à l'équilibre sans osciller (elle ne dépasse pas la position d'équilibre). Note cette valeur : c'est l'amortissement critique.

Augmente encore l'amortissement au-delà de la valeur critique. Observe : la masse revient à l'équilibre encore plus lentement, sans osciller. C'est le régime apériodique.

Superpose les courbes obtenues pour les différentes valeurs d'amortissement. Décris les différences.

Pour le régime pseudo-périodique (amortissement = 1,0 N·s/m), mesure l'amplitude de plusieurs oscillations successives. L'amplitude décroît-elle linéairement ou exponentiellement ?

Calcule le rapport entre deux amplitudes successives. Ce rapport est-il constant ? Si oui, la décroissance est bien exponentielle.

Rédige une conclusion : décris les trois régimes et donne un exemple concret d'application pour chacun (amortisseur de voiture, porte battante, galvanomètre).

Résultats attendus

Pour m = 1 kg et k = 20 N/m, la pulsation propre vaut ω₀ = √(k/m) ≈ 4,47 rad/s. L'amortissement critique théorique vaut b_c = 2√(km) = 2√(20) ≈ 8,94 N·s/m. Pour b < b_c : oscillations amorties (pseudo-périodique), amplitude décroissant exponentiellement. Pour b = b_c : retour le plus rapide à l'équilibre sans dépassement (critique). Pour b > b_c : retour lent sans oscillation (apériodique). Le rapport entre deux amplitudes successives est constant (décroissance exponentielle), confirmant l'amortissement visqueux.

Questions scientifiques possibles

  • Pourquoi les amortisseurs de voiture sont-ils réglés au régime critique ?
  • En régime pseudo-périodique, la période change-t-elle par rapport au cas non amorti ?
  • Pourquoi la décroissance de l'amplitude est-elle exponentielle et non linéaire ?
  • Que se passerait-il si l'amortissement était négatif (apport d'énergie) ?
  • Peut-on déterminer la valeur de l'amortissement en mesurant le décrément logarithmique ?

Explications scientifiques

L'équation du mouvement d'un oscillateur amorti est : m × a = -k × x - b × v , où b est le coefficient d'amortissement (en N·s/m). Le terme -kx est la force de rappel du ressort, le terme -bv est la force de frottement visqueux. Le comportement du système dépend du rapport entre l'amortissement b et l'amortissement critique b_c = 2√(km) . Si b < b_c, le système oscille avec une amplitude qui décroît exponentiellement : c'est le régime pseudo-périodique . Si b = b_c , le système revient à l'équilibre le plus rapidement possible sans jamais osciller : c'est le régime critique . C'est le réglage idéal pour les amortisseurs de voiture et les portes battantes. Si b > b_c , le système revient à l'équilibre sans osciller, mais plus lentement qu'en régime critique : c'est le régime apériodique (ou surcritique). Plus l'amortissement est fort, plus le retour est lent. En régime pseudo-périodique, l'amplitude décroît comme A(t) = A₀ × exp(-b×t / 2m) . Le rapport entre deux amplitudes successives est constant et vaut exp(-bT/2m) , où T est la pseudo-période. Ce rapport constant est appelé décrément logarithmique .

Extensions possibles

  • Tracer la vitesse en fonction de la position (portrait de phase) pour les trois régimes et observer la spirale, le retour direct et le retour lent
  • Mesurer la pseudo-période pour différentes valeurs d'amortissement et vérifier qu'elle augmente avec l'amortissement
  • Tracer l'enveloppe exponentielle de la courbe amortie et en déduire le coefficient d'amortissement
  • Chercher la valeur critique expérimentalement par dichotomie (encadrement progressif)

Questions fréquentes

Comment trouver la valeur critique exacte ?

Procède par dichotomie : si les oscillations sont encore visibles, augmente l'amortissement ; si la masse ne dépasse pas l'équilibre, diminue-le. Affine jusqu'à trouver la valeur de transition. La valeur théorique est b_c = 2√(km).

La pseudo-période est-elle la même que la période propre ?

Non, la pseudo-période est légèrement plus grande que la période propre : T_pseudo = 2π/√(ω₀² - (b/2m)²). La différence est faible pour un amortissement faible mais devient significative quand b approche b_c.

Pourquoi dit-on « pseudo-période » et non « période » ?

Parce que le mouvement n'est pas exactement périodique : l'amplitude change d'une oscillation à l'autre. La pseudo-période est le temps entre deux passages successifs par un maximum.

Description détaillée

L'élève utilise la simulation Oscillateur à ressort de FizziQ Web en fixant la masse et la raideur, puis en augmentant progressivement l'amortissement. Il observe et enregistre la courbe position-temps pour chaque valeur d'amortissement. Il identifie les trois régimes (pseudo-périodique, critique, apériodique) et cherche la valeur critique d'amortissement qui sépare les régimes oscillant et non oscillant.

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